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19/08/2010


 
Bonjour. Je me présente, je m'appelle Aurélie, mais on m'appelle Sumi, C'est mieux et je préfère. 
 


Si j'ai crée ce blog, c'est d'abord pour m'organisé dans mes écris mais aussi et surtout avoir des avis. Mon blog regroupera un peu de tout. Mes One Shot, Mes Two Shots, mes Mini-Fiction, mes traductions, mes fictions etc (qui ne portera que sur de Yaoï autour de Tokio Hotel).

Je ne prétends pas être écrivaine, non. Je ne prétends pas que mon travail soit parfait. Et c'est pour ça que j'ai besoin de lectrice pour avoir un avis, changer et m'améliorer dans mon travail.

 Je remercie énormément Mouaah pour sa patience et ses corrections. Sans elle, je ne pense pas qu'il y aurait beaucoup d'écrit sur se blog. C'est trop une modèle pour moi. Merci énormément <3


Merci de votre visite, bonne lecture et n'oubliez pas de donner vos avis. Qu'ils soient bons ou mauvais. Ça me fera toujours avancé :) 
 
 
 
 
Annuaires:
Bibliotheque-os     (cliquez et donner votre avis sur mes écrits)
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#1. A life For A Life - Une Vie Pour Une Vie by Cutupdream. 19/08/2010


A life for a life
(Une vie pour une vie)



 
 
Bushido regarda celui qui était son mari depuis deux ans et sourit. Jamais il n'aurait pensé en arriver là, surtout après ...
Il ferma les yeux et secoua la tête. Il se pencha et embrassa le jeune homme sur le front et fronça les sourcils lorsqu'il le sentit fiévreux. Les derniers mois n'avaient pas été facile pour son amant, mais il était fier de lui. Le jeune homme avait eu la vie très dur et, bien qu'il y ai eu de nombreuses fois, il avait vraiment cru qu'il allait perdre à la fois son amant mais aussi la vie qu'il portait, mais le chanteur était passé au travers.

Bushido plaça une main sur le ventre arrondi de Bill et sourit lorsqu'il sentit le coup de pied du bébé. Bill gémit dans son sommeil et fronça les sourcils ce qui provoqua chez Bushido un léger rire. Le chanteur se pencha sur le jeune et lui embrassa l'abdomen avant de chuchoter:

-« Tu vas réveiller ta pauvre mère. »

Le bébé lança à nouveau un coup de pied et le rappeur sourit. Jamais il n'aurait pensé être ici, non, pas après la dernière ...

Encore une fois, il ferma les yeux. Ils ont déménagé après ça, pas sans effort, mais ils l'ont fait. Il avait presque perdu Bill à deux reprises durant cette période, les deux fois d'une crise cardiaque mineur en raison de son faible poids. Le chanteur ne s'en était jamais vraiment remis, depuis son système immunitaire était gravement compromis et son c½ur était faible, mais il résista, revenant au sein de Tokio Hotel et se maria à Bushido tout juste six mois après la première crise cardiaque.

Bill se retourna dans son sommeil, affichant un froncement de sourcils sur son petit visage. Bushido s'inquiétait. Bill était proche du terme et, même si il n'était prévu que pour dans une semaine et demie, les médecins les avaient avertis qu'il pourrait commencer le travail à tout moment, notamment en raison de la fièvre persistante, qu'il semblait avoir acquis.
Bushido se pencha et lui baisa la joue l'enveloppant dans ses bras forts.

Il pourrait toujours se souvenir de comment Bill était beau à regarder le jour de leur mariage. Bill n'avait pas eu envie de porter un costume blanc. (« C'est moche et collant et je serais maudit si j'en porte un! ») et, au lieu de ça, il avait porté un pantalon serré blanc et une chemise de lin en vrac. Il suivait toujours la tradition du blanc sur le docile et du noir sur le dominant, mais il avait mis une touche personnelle à lui.
Il avait toujours été si maigre, et il n'avait jamais pris de poids avec le temps, mais il était très beau. Bushido connaissait tous les regards dans la salle qui étaient sur Bill mais il ne s'en souciait pas. Il avait partagé Bill avec le monde si longtemps que, à la fin de la journée, une part de lui l'avait quitté.
Pourtant, Bill avait été incertain de vouloir des enfants pendant un certain temps. Chaque fois que Anis en parlait, Bill hochait la tête et disait « non ».

Et puis, il y a environ dix mois, cela avait changé. Bill savait qu'une pause arriverait et il savait que Bushido en voulait pour toujours, donc il lui dit qu'il était prêt.

Quatre mois plus tard, ils ont appris que Bill était enceinte de deux mois. Ils étaient ravis, mais ils savaient aussi qu'ils devaient être prudents.
Bill gémit dans son sommeil et ferma à nouveau les yeux. Bushido fronça les sourcils et retira une mèche de cheveux qui tombait sur le visage du chanteur. Une douce lumière filtrait à travers les fenêtres, un pâle rayon de lune enveloppait la forme de Bill. La main du chanteur se posa sur son estomac et son nez craqua dans un bruit sonore que Bushido pris pour de la douleur. Il frotta l'estomac de Bill et il y sentit son enfant s'y déplacer nerveusement.

« Normal, petite fille, avec toi ta mère n'a pas dormi comme elle aurait du »

Il sourit. Bill s'était calmé et respirait mieux, alors il l'embrassa. Bill avait été fatigué tant émotionnellement que physiquement avec cette grossesse.

Incompréhension !
Sa santé s'était dégradée et il devait essentiellement rester au lit, ce qui pour lui n'avait pas beaucoup d'importance puisqu'après deux heures de mouvement, il savait pertinnement qu'il serait incapable de bouger.
Il était tombé malade beaucoup trop de fois pour les compter et avait fini à l'hôpital au moins trois fois. Il n'avait pas pris beaucoup de poids durant la grossesse, juste assez pour maintenir le bébé. Il avait essayé de prendre du poids, mais il continuait d'être malade.

Bill toussa et se colla contre Bushido. Le rappeur pouvait sentir les vibrations de son enfant grâce à son abdomen qui reposait contre celui du jeune androgyne.
Il se rappela la première fois qu'il avait senti un coup de pied de leur bébé. Ils étaient en train de se reposer dans la véranda, à l'arrière de la maison, le chanteur couché dans ses bras, leurs mains reposants sur le ventre de Bill. Elle avait donné deux coups de pied et tout les deux avaient sursauté. C'était le coup de pied le plus fort qu'elle ait donné et Bill ria sottement, se blottissant encore plus contre son mari. Ils avaient été si heureux.

Tokio Hotel firent une petite pause alors qu'ils attendaient la progression de la grossesse. Personne ne voulait ajouter du stress dans la vie de Bill, donc ils se sont assurés de ne rien faire avec le groupe qui ne lui soit pas mentionné. Tom venait presque tous les jours pour surveiller Bill, s'assurant qu'il soit aussi détendu que possible, et Dave avait tenu les médias loin d'eux en les suppliant, disant qu'ils ne voulaient pas revivre l'atrocité de la dernière fois.
Dieu, la dernière fois avait été si médiatisée, en particulier lorsque Bill avait perdu le bébé. Les appareils photos étaient omniprésent, partout. Ils n'avaient pas eu un seul moment de paix. Cette fois-ci était un peu mieux. Les choses s'étaient calmées, grâce à la promesse qu'a fait Dave de donner des photos une fois le bébé né. Ce qui laissa Bill et Bushido dans la quiétude. Bushido n'avait à se soucier de rien à part de Bill et du bébé. Bill se logea encore un peu plus contre lui et marmonna dans son sommeil. Le rappeur passa ses bras autour de son amant, le serrant encore plus. Il savait que Bill allait bientôt se réveiller. Le médecin leur avait assuré une semaine paisible pour le bébé alors il ne s'était pas inquiété à son sujet.
Il était préoccupé par son mari.
Les médecin les avait prévenus qu'il y aurait de gros risques qu'il perde à la fois le bébé mais aussi Bill au cours de la grossesse et, si Bill arriverait alors à terme, il y aurait encore de plus gros risques de perdre le chanteur lors de l'accouchement. Bill avait été alors pris par la peur mais il ne la laissa pas l'envahir et lorsqu'ils ont appris que c'était une petite fille, leur joie était inimaginable.
Une petite fille!
Bushido sourit à Bill et ferma les yeux se rappelant la façon dont ils avaient tout de suite décoré la chambre. C'était une belle chambre magnolia rose et noir, avec un lit en fer forgé qui longeait horizontalement le mur. Le dos du berceau avait été fait pour ressembler à un trône et, pour cela ils avaient accroché au plafond un bel auvent argenté. Tout autour de la chambre, il y avait des peintures murales, des papillons qui formaient des fleurs.
Jouets et autres babioles utiles jonchaient l'espace, ainsi que tous les meubles essentiels au bébé. La commode était rempli de vêtements que le jeune brun venait d'acheter.
Anis rigola et embrassa son amant à nouveau.

Il avait dû s'endormir, car la chose suivante qu'il vit était la lumière passant par la fenêtre.
Le jeune homme de vingt-trois ans dormait encore paisiblement, un air de sérénité sur le visage. Bushido était là, à regarder son amant pendant un certain temps avant de se lever.

En bas, Ivanka, qui faisait le petit déjeuner le salua. La femme avait un petit sourire sur le visage et fredonnait. Elle le faisait souvent. Elle sourit quand elle le vit et lui dit:
-« Bonjour monsieur Bushido »
-« Bonjour, Ivanka »

Les conversations étaient légères, partagées entre les deux repas se déroulaient tranquillement, puis Ivanka dû le quitter pour aller faire les courses.
Et c'est alors que Bushido venait juste de se resservir un verre de jus d'orange qu'il entendit le pas léger de son mari. Il ferma la porte du réfrigérateur et sourit. Bill était vêtu d'un pantalon de survêtement et d'un t-shirt de maternité. Il avait l'air très fatigué, épuisé. Il avait des cernes sous les yeux, ses joues étaient creuses et il semblait que la seule chose qui avait pris du poids pendant la grossesse était son estomac, ce qui n'était pas beaucoup. Le médecin lui avait dit qu'il prendrait 11.5kg et il avait pris exactement ce poids là. Ses bras et ses jambes étaient aussi maigre que jamais et ses hanches ne semblaient pas s'élargir du tout. Et Anis se demanda même comment le bébé pouvait tenir dedans.
Pourtant, à la lumière du matin, Bill était beau pour lui. Sa peau était douce et ses yeux brillaient. Bushido ouvrit ses bras à son amant, et celui-ci s'y laissa tomber avec empressement et soupira.

« Bonjour amour. »

-« Hmm .» Répondit Bill.

Anis frotta le dos du chanteur pendant quelques instants avant que Bill ne se dégage de ses bras.

« Je ne me sens pas bien. » lança Bill à voix basse.

Anis fronça les sourcils.

-« Qu'est ce qui ne va pas ? »

Bill tressaillit répondit:

-« Mon estomac, il ne cesse de me faire mal . »

Le c½ur de Bushido se mit à battre dans sa poitrine.

-« Quel genre de douleur ? »

Bill haussa les épaules.

-« Je pense que ce sont celles dont le médecin parlait en disant qu'il ne fallait pas passer à côté. »

Anis gémit et dirigea son homme sur le divan dans le salon. A genoux devant son mari, Anis prit ses mains dans les siennes et lui demanda:

-« Depuis combien de temps as tu ces douleurs ? »

Bill haussa les épaules.

-« Je me suis réveillé avec. »
Anis hocha la tête. Il n'y avait même pas une heure qu'il l'avait quitté. Il baisa le front de son amant et lui dit:

- « Très bien. Eh bien, nous allons simplement attendre et voir ce qui ce passe. Si les douleurs s'aggravent, nous irons à l'hôpital. »

Bill hocha la tête. Le reste de la journée, les deux hommes essayaient de se détendre malgré la douleur de Bill.
Ils ont immédiatement chronométré les douleurs afin de s'assurer qu'il ne s'agissait pas de contractions, mais elles ont été douloureuses. Le chanteur pouvait à peine manger, n'avalant qu'une barre de céréale, ce qui inquiétait Bushido de plus en plus. Son amant était si pâle et frêle.
Enfin, pendant la nuit, la douleur augmenta et Bill perdit les eaux.

-« Bon allez, il est temps de nous rendre à l'hôpital » avait déclaré Bushido, se surprenant lui même de faire preuve d'autant de sang froid.

Bill hocha la tête en disant:

-« J'ai peur. Anis, il est trop tôt »

Bushido s'agenouilla devant Bill et chassa une mèche de cheveux de son visage. Son visage pâle était couvert par un éclat de lumière du à la sueur et ses yeux étaient écarquillés par la peur et la douleur. Le rappeur posa une main sur le ventre de Bill et sentit le bébé bouger.

-« Il sera en bonne santé et je serais là tout le temps. »

Bill hocha la tête et quand Anis tendit la main pour l'aider à se relever, il la saisit aussi fort qu'il le pouvait.
Bientôt, les deux hommes étaient en voiture, en route pour l'hôpital. La lumière enveloppait la forme de Bill, insistant sur la douleur intense qui marquait son visage. Bushido serra la main du chanteur, essayant de lui donner sa force, mais ce fut en vain. Bill était trop faible.

Ils arrivèrent à l'hôpital et se rendèrent à toute vitesse aux urgences. Bill avait été amorphe dans la voiture, à peine confiant, voyageant entre les royaumes de lucidité et de délire. Il avait été transporté dans les bras de Bushido comme une princesse, les larmes de douleur coulaient sur son visage et sa fièvre augmentait encore et encore. On leur apporta une civière, et d'une manière hésitante, les infirmiers ont dégagé le chanteur des bras d'Anis.

« J'ai promis que je resterais avec lui. » gémit-il à une infirmière.

Elle sourit gentiment et caressa son visage.

-« Venez avec moi. Nous allons le suivre en salle d'examen. En premier lieu,le docteur voudra voir pourquoi c'est si douloureux, et ensuite, quand il sera l'heure pour lui de donner naissance, on vous tiendra au courant pour que vous soyez là. »

Bushido prit une profonde respiration et hocha la tête. Il entra dans la pièce où une machine sonagramme avait été mise en place. Immédiatement, il prit place à côté de Bill, lui tenant les mains, embrassant le bout de ses doigts.

-« Ça va bien se passer » lui dit-il« Je te le promets, il sera en bonne santé.»

Bill leva vers lui ses yeux emplis de peur, des yeux de biche et hocha la tête.

-« Très bien, Bill, nous allons voir ce qui se passe » déclara son médecin, tenant la baguette de la machine sur son l'estomac.
Le médecin l'a mis plus bas, et aussitôt ils ont pu voir l'image étriquée de leur fille, se battant pour sortir.

« Elle est désormais prête à sortir. Elle a un poids correct de naissance, entre 2 et 3kg, un poids respectable pour un bébé. »

Bill hocha la tête et tressaillit lorsqu'une vague de douleur le frappa.

« Pourquoi souffre-t'il autant? » Demanda Anis au docteur.

L'homme poussa un soupir.

« C'est un petit homme M.Ferchichi. Son bassin est trop petit. Ça va être très pénible et fatigant pour lui. Cela, ajouté au fait qu'il ai été très malade ces dernières semaines ... »

Bushido regarda son amant avec des yeux emplis de douleur. Bill lui sourit faiblement et leva la main.

-« C'est bien. »

Bushido sourit et lui baisa la main.

-« Très bien. Nous allons le faire entrer en salle de travail. »

Et puis, il y eu soudainement de l'activité et une douzaine d'infirmières et de médecins essayaient de tout faire pour que Bill soit le plus à l'aise possible. Bushido vit le faible sourire amusé entrer dans les fonctions de son amant.

Une fois que la salle fut stérilisée, Bushido s'assit à côté de Bill et lui dit:

-« Je vais appeler ton frère. Il appellera probablement tout ceux qui ont besoin de savoir. »

Bill hocha la tête et ferma les yeux. Son corps las essayait de recueillir un peu de repos avant d'être à nouveau mis à rude épreuve.

« Je serais vite de retour. »

Il baisa le font de Bill et sortit de la chambre.
L'hôpital était blanc, brillant, froid et stérile et, personne ne savait à quel point il voulait quitter cet endroit. Il aurait du être le plus heureux. Sa fille était entrain de naître ! Mais il y avait un réel risque de perdre Bill. Déjà que son corps avait été affaibli et il devait se battre pour tenir le coup. Bill était fatigué. Il n'avait pas été en mesure de se reposer pendant les neuf mois et, les années précédentes, il avait lutté contre la dépression. Bill n'était pas assez fort physiquement.

Il sentit alors une cascade de larmes dévaler ses joues avant qu'il ne puisse les arrêter, et il retint un sanglot. Il ne fallait pas pleurer maintenant. Non, il fallait être fort.

Retournant à son portable, il l'ouvrit et composa un numéro familier.

-« Quel est le problème? »
-« Tu vas être tonton ! »
-« Je vais appeler tout le monde pendant que je conduis. Je serais là dans quelques instants »

Anis ré-entra dans la chambre et sourit à la vue de son amant endormi. Il semblait apaisé pour le moment, son visage était serein. Il marcha lentement vers le lit, et s'assit là, attendant, le regardant, priant en silence pour qu'il se retrouve avec une famille.
Un coup fut frappé sur le châssis de la porte et Anis leva les yeux, souriant légèrement à Tom. Le plus vieux des Kaulitz lui adressa un las sourire avant de marcher vers l'autre côté de Bill. Il écarta une mèche du visage du chanteur avec son doigt et Bill se réveilla.

-« Tom. » lui dit-il.

Tom sourit et se pencha, baisant le front de son frère.

« J'ai entendu que ma nièce était prête à sortir, hein? »

Bill hocha la tête puis grimaça. Une autre contraction l'avait frappé. Anis lui tenait la main, lui murmurant quelques mots rassurants et quelques instants plus tard, c'était fini. Bill avait une respiration difficile. Il était pâle et luisant de sueur.

« J'ai déjà appelé maman et Gordon et tout le monde, y compris Chakuza et Kay.» dit Tom au deux autres.

Anis hocha la tête et sourit.

-«Merci.»

Tom haussa les épaules.

-« C'est le moins que je puisse faire. »

Les trois étaient là, assis dans un silence entrecoupé par les gémissements douloureux de Bill et le son de son moniteur cardiaque. Bientôt leurs familles arrivèrent et les mères-poules ont été s'installer près de Bill. Le chanteur serra la main de Bushido, essayant durement de garder un contact entre lui et le père du bébé. Tom ne quitta pas Bill, gardant toujours un ½il sur lui et l'aidant à le calmer quand la douleur devenait trop dur.

Quelques heures plus tard, la douleur était devenue insupportable et Bill commença à pleurer. Des larmes coulaient sur son visage et il s'accrocha à Anis avec une poigne de fer.

« Je vais aller chercher le médecin » déclara la mère de Anis.

Il hocha la tête et sourit à sa mère en signe de remerciement avant de retourner son attention vers Bill, en frottant son dos douloureux et lui assurant que ça se passerait bien. Un médecin entra et examina Bill.

« Bon, il est temps de commencer. »

Et avec ça, ils commencèrent à emmener Bill en salle d'accouchement. Anis et Tom, qui ont promis à Bill qu'ils seraient là pour la naissance, étaient vêtus de pantalons médicaux et conduis dans la salle d'accouchement. Bill était déjà sur le lit, les pieds dans les étriers, se préparant à pousser.

Il avait l'air misérable. Sa peau était blanche et ses yeux étaient fermés par la douleur. Il respirait fortement et, sous la lumière de la pièce, il ressemblait à un mort.

Bill aperçut son amant et son jumeau et gémit. Anis se rendit immédiatement à côté du lit tandis que Tom resta en arrière, se contentant de laisser le couple ensemble pour le moment. Il était là pour les soutenir, pour que Bill le voit et l'utilise comme un repère. Tant que Tom serait là, tout irait bien.

-« J'ai peur. » gémit Bill.

Anis sourit à son jeune mari et lui baisa la joue.

-« Tu vas être très bien. Et bientôt, nous allons rencontrer notre fille, nous allons pouvoir la tenir dans nos bras et prendre soin d'elle. Elle sera aussi belle que toi. »

Bill sourit mais grimaça. Une puissante contraction le frappa et un petit cri s'échappa de sa bouche. Un médecin entra bientôt dans la chambre et leur sourit avant de s'agenouiller entre les jambes de Bill.

-« Très bien mon petit. C'est maintenant ou jamais. A la prochaine contraction, je veux que vous poussiez. »

Et quand la contraction suivante arriva, Bill poussa durement et longuement. Maintes et maintes fois il avait poussé et haleté. Son sang coulait entre ses jambes et les infirmières s'éloignaient avec des serviettes trempées de sang. Tom regardait la scène de loin, observant la douleur de son jumeau qui le transpercer de part en part et, regarda comment son frère donner de sa vie pour libérer ce bébé.

Bill retomba sur le lit, les larmes de douleur coulant de ses yeux. Il était à l'agonie. Il pouvait à peine respirer et il sentait sa conscience lui échapper.

-« Anis. » Cria-t-il faiblement.

Il pouvait à peine sentir la main de son amant dans sa propre main. Il était dans un nuage de douleur.

Une autre contraction le déchira et il poussa de nouveau. Anis lui tenait la main, des larmes débordaient de ses yeux. Bill avait l'air si faible et sans défense, vulnérable et fragile. Dieu comment pouvait-il faire?

« Il fait une hémorragie. Son taux de BP baisse » dit le médecin.

« Anis, je ... je ... » dit Bill avant que ses yeux deviennent noir.

« Bébé, parle bébé ! »

Bill tourna le regard vers son frère encore une fois, le regardant, le priant pour être fort et ensuite, il s'est effondré dans son lit, son rythme cardiaque chutant ainsi que son taux de BP.

-« Bill! »s'écria Anis.

«- Sortez d'ici » dit le médecin en l'ordonnant aux infirmières.

Se débâtant, Tom et Anis ont été escortés de la salle, les yeux grands ouverts de crainte et plein de larmes. Leurs mères courut à eux, leur demandant ce qui se passait mais aucun mots ne se sont échappés de leur bouche. Ils tombèrent sur une chaise et laissèrent reposer leurs têtes dans leurs mains. Les minutes s'écoulaient de leur côté. Ils ont dû attendre.

Des heures semblèrent passer. D'innombrables minutes et pas de nouvelles de l'avancement.
Simone était en hyperventilation, marmonnant sur la façon dont elle aurait du dire à Bill d'avorter, la façon dont celui-ci était trop faible pour donner naissance. Tom, assis juste là, son c½ur brisé, tandis qu'Anis pouvait à peine respirer. Bill, son Bill. Il pouvait le voir sourire, danser, lui donnant ses bras, se réchauffant dans les bras de son amour. Son Bill était mourant.

Un médecin dans une tenue ensanglantée sortit, une expression fatiguée sur le visage.
Immédiatement, tout le monde se leva, dans l'attente d'une réponse.

« Vous avez une fille en bonne santé, M.Ferchichi »

Il y avait eu des soupirs de soulagement, mais il régnait encore quelques tensions.
Anis avala sa salive bruyamment.

-« Et Bill ? »

Le docteur sourit.

-« Il va bien. »

Tout le monde respira profondément, ravi que Bill aille bien.

« On a faillit le perdre pendant quelques instants, mais nous avons réussi à le stabiliser et il a mis au monde votre fille une heure plus tard. Nous sommes juste en train de le nettoyer, lui et le bébé. Elle fait 3.311kg soit, tout à fait la taille d'un bébé dont la mère n'a accordé 11.3Kg. »

Anis sourit et sentit les larmes qui coulaient sur ses joues.

-« Puis-je ... ? »

Le médecin hocha la tête.

« Allez-y »

Anis se précipita dans la chambre, traînant avec lui Tom, parce que le plus âgé des jumeaux avait été là pendant toute la grossesse, prenant soin de Bill lorsqu'Anis ne pouvait pas ( et même quand il le pouvait). Quand ils entrèrent dans la chambre, Bushido s'arrêta. Bill était assis dans son lit, berçant leur fille dans ses bras et, lentement il se dirigea vers sa famille et s'assit à côté de Bill. Le chanteur lui sourit avec lassitude et lui dit:

-« Elle est si jolie, Anis. »

Il ne pouvait pas être plus d'accord.

« Qu'avez-vous choisi comme prénom? »

Bill baissa les yeux, et sourit.

-« Lavendel, Marie Lavendel. »

Anis sourit et hocha la tête puis baisa la tête de Bill. Il regarda sa fille, et vu que son tout petit visage ressemblait déjà à celui de Bill et il sentit les larmes monter. Il se cramponna à son mari tenant à la fois son amant mais aussi sa fille.

-« Je vous aime tant... Merci. Je te remercie de m'avoir donné cette vie. »

Bill sourit.

-« Je t'aime aussi Anis »

Anis leva les yeux vers Tom, qui se tenait en retrait, près la porte. Bill eu un vive sourire.

« Tomi » lui dit-il.

Tom s'approcha rapidement et regarda Lavendel, en lui souriant. Anis et Bill se regardèrent, puis leurs regards se posèrent sur Tom.

« Tu veux bien tenir ta filleule ? »

Les yeux de Tom s'écarquillèrent.

-« Moi ? Je suis ... moi ? Je vais être le parrain ? »

Bill hocha la tête.

« Qui d'autre aurais-je choisi ? »

Tom et Bill sourirent doucement et Bill remit le bébé à Tom. Le plus vieux des jumeaux berçait doucement sa filleule et il sentit les larmes sortirent de ses yeux. Tant de douleur et d'angoisse avaient été là dans la mise au monde du bébé, mais Bill a été à la hauteur.

-« Tu ressembles déjà à ta mère ? Ce qui est une bonne chose compte tenu que ton père n'est pas le plus bel homme vivant. »

Anis roula des yeux et attira Bill contre lui. Le chanteur posa sa tête sur l'épaule du rappeur et dit à voix basse.

« Je t'aime. »

Anis sourit.

« Je t'aime aussi. »


2 ans plus tard.

« Del ! Reviens ici ou maman va être très en colère ! » s'écria Bill, se dandinant dans les couloirs de sa grande maison.

La petite fille eut un petit rire et courut, se cogner contre une paire de longues jambes. Elle leva les yeux et frappa les jambes.

-« Papa ! »

Anis se mit à rire et souleva sa fille et l'a prit malgré son sale état à cause d'avoir de nouveau jouer avec les chiens dans la boue.

-« Tu rends ta maman folle, n'est-ce pas ? »

Lavendel ria, blottissant son visage dans le cou d'Anis. Il sourit. Elle semblait agir comme Bill.

Anis leva les yeux vers son mari, enceinte de neuf mois, qui cette fois, portait des jumeaux. Comme la dernière fois, il n'avait pas gagné beaucoup de poids, et tout cela était dans son estomac, mais contrairement à la dernière fois, lui et Anis étaient confiants et prêts pour la naissance de leurs enfants. Anis sourit et se dirigea vers le chanteur, l'enveloppant d'un bras autour de sa taille. Il l'embrassa et lui dit:

-« Je t'aime. »

Bill fronça les sourcils, amusé :.

-« Ouais, eh bien, je ne serais pas tendre avec toi avant que ces deux-là ne soient nés. »

Anis ria et embrassa son amant avant de se tourner à nouveau vers sa fille.

«On va aller te donner un bain. »

-« Awww, on le fait tous les deux? »

« Oui. »

Et Bill regarda Anis monter les escaliers qui menait à la salle de bain, leur fille dans ses bras, et sourit. Jamais il n'aurait pensé qu'il serait là après cette première fois mais il était content, et avait récupéré. Sa fille était tout pour lui et son mari était l'homme le plus étonnant du monde.

Il sentit deux coups de pied dans son ventre et il posa sa main sur son abdomen et lui sourit.
Et oui, il allait avoir deux filles, aussi étonnant soit la vie.

-"Ouais, eh bien, je ne saurais pas vous aimer jusqu'à ce que ces deux soient nés."


Bill se dirigea lentement vers l'escalier et suivit les amours de sa vie jusqu'à la salle de bain, s'apprêtant à donner des bains et les des histoires en famille. Il s'était si durement battu.


___



Cet Os est ma toute première traduction. Il me tient à coeur parce que le thème ma vraiment touché.
J'espère que vous apprécierez autant que moi.


Sumi.

#2. [Tom/Tom] Narcisexisme (OS) 07/11/2010


NARCISEXISME
( Idée de I-Am-Meiko)

_________

Une main allait et venait. De plus en plus vite, de plus en plus fort. Un pouce passait et repassait sur cette petite fente qui donnait tellement de bien. Des gémissements régnaient dans cette pièce. De la buée due à la chaleur apparaissait sur le miroir où on voyait le reflet de celui qui provoquait tout ça.

Une jeune garçon de dix-neuf ans, grand, un torse terriblement bien sculpté, et dont les traits de son visage étaient crispés par le plaisir, était penché en arrière. Les yeux clos, les lèvres entre ouvertes dont celle inférieure était ornée d'un piercing. Un anneau noir qui rendait ces lèvres là encore plus attirantes. Ce jeune homme était très sexy. Il était encore au lycée, et il était très adoré des filles et des garçons. Il avait eu plusieurs conquêtes mais jamais il n'avait été aussi satisfait qu'en se donnant lui-même du plaisir devant un miroir.

Tom, puisque c'était ainsi qu'il s'appelait, était très narcissique et obsédé par le sexe. Il s'aimait et aimait le sexe, mais seulement avec lui. Il aimait se donner du plaisir en regardant une photo de lui. Mais pas n'importe quelle photo non. Une photo de lui quand il était plus jeun, vers l'âge de quatorze ans. Ou alors, il se regardait devant un miroir. Il aimait avoir sa queue gonfler de plaisir entre ses mains. Il aimait sentir son gland mouiller. Il aimait se toucher le torse. Passer ses doigt sur ces tétons durcis. Il aimait tout ça. Il s'aimait lui même. Cela pouvait être étrange au yeux des autres, mais il n'en avait franchement rien à faire. Il aimait tellement ça.

Un va et vient plus puissant, un dernier coup de pouce sur le bout de son sexe, et Tom venait de jouir.

Il reprenait sa respiration doucement. L'adrénaline redescendait petit à petit. Il regarda son miroir maintenant souillé de son propre sperme; avant de prendre un mouchoir et d'essuyer. Il le jeta dans la poubelle non loin de lui et regarda son reflet dans le miroir, toujours nu., puis se sourit à travers celui-ci. Après un clin d'½il à lui même, il se dirigea vers sa propre salle de bain afin de prendre une bonne douche et de bien se nettoyer.

**

Il était vingt-et-une heure, Tom venait juste de finir de manger et il regardait d'anciennes photos de lui. Lui en jogging. Lui en débardeur. Lui en caleçon. Lui en maillot de bain. Lui avec ses anciennes dreads lâchées. Lui et son torse mouillé. Lui en short. Et tant d'autres. Tom ne cessait de regarder ces photos tous les soirs. Il était tombé éperdument amoureux de lui même. Du moins, son ancien lui même. Son lui même d'avant. Son lui même de quatorze ans. Il faisait souvent des rêves où il couchait avec son ancien lui même. Des rêves très érotiques. Mais il aimait ces rêves, et ça lui faisait du bien de rêver de ça. Il aimait car il savait que jamais il ne pourrait coucher avec son ancien lui même. Alors il en rêvait. Ou alors il prenait une des ces anciennes photos et commençait à se toucher, à se masturber. Et puis il imaginait que c'était son ancien lui de quatorze ans qui le touchait, qui le léchait, qui l'embrassait, qui le suçait, qui le prenait. Et c'était, avec toutes ces pensées qu'il arrivait au summum de la jouissance. 

Ce soir, il n'avait pas envie de se toucher ou bien même de se masturber. Alors il se contenta d'embrasser son ancien lui-même avant de ranger ces photos dans sa table de nuit et de fermer les yeux afin de s'endormir. Demain c'était le week-end, mais il était fatigué alors il préféra s'endormir.

**

Il était midi, et Tom venait seulement de se réveiller. Il avait fait un rêve érotique, ou voir même pornographique cette nuit là. Il avait encore rêvé qu'il couchait avec son ancien lui. Cela devenait une obsession à présent. Il en avait tellement envie. Mais, il savait que c'était vraiment impossible. Alors il se contentait d'en rêver. Comme cette nuit. Il se remémora alors ce rêve où il avait vu qu'il prenait une douche et que son lui de quatorze ans était entré dans la salle de bain, complètement nu, et pour son plus grand plaisir, complètement excité. Tom avait regardé son jeune double, du moins, il avait regardé ce torse avec ces abdos et cette queue dont il avait tellement envie. Le jeune double était entré sans prévenir dans la cabine, se mettant de suite à genoux et en prenant la queue de Tom en bouche, commençant une forte fellation .

« Tom ! Viens manger. C'est prêt ! » hurla sa mère de la cuisine.

Tom secoua sa tête pour chasser ce rêve mais sans pour autant perdre son sourire.

**

Après une douche, Tom était posté devant son ordinateur, à regarder d'anciennes vidéos de lui avec ses amis. Enfin, il regardait plus son lui d'avant que ses amis. Ils étaient à la plage, tous en short de bain, sortant de la mer brûlante avec leur torse mouillés. Tom se lécha les lèvres et passa à la vidéo suivante. Dieu qu'il aimait cette vidéo. Combien de fois l'avait-il regardé au juste? Tellement de fois qu'il ne pourrait plus les compter lui-même. Cette vidéo là, il la connaissait par c½ur. Chaque gestes, chaque mots prononcés, il les connaissaient. C'est sur cette vidéo qu'il avait commencé à désirer son ancien lui. C'est sur cette vidéo qu'il s'était branlé  pour la toute première fois et qu'il avait eut un puissant orgasme. Le meilleur qu'il n'avait jamais eut.

« Allez, Tom! A ton tour! » disait Georg, son meilleur ami, en rigolant dans cette vidéo.

Et c'est là, qu'on voyait ce que Tom devait faire. Il devait faire un strip-tease, le plus sensuellement possible.

**

Il était tard, aux environs d'une heure trente du matin. Quatre meilleurs amis étaient assis par terre, sur le tapis du salon, deux packs de bière à leurs côtés. Un déjà fini et l'autre entamé. Ils jouaient à un jeu dont ils avaient plus ou moins changé les règles. Le Uno. Enfin, le streap-uno, c'est comme ça qu'ils avaient décidé d'appeler leur nouveau jeu. Celui qui perdait deux fois de suite devait faire un strip-tease. Le plus sensuel et le plus chaud, bien sûr. Un garçon, aux cheveux noir ébène avec une coupe à la Elvis Presley était déjà en caleçon, ayant perdu deux fois de suite. Bill s'appelait-il. Il restait Gustav, un petit blond et Georg, un mec aux muscles bien formés pour son âge et le meilleur ami de Tom. Tom. Le plus jeune de la bande. Blond, des dreadlocks remontées en queue de cheval, des vêtements trop grands pour lui, un visage fin, un piercing au labret et les yeux marrons. Tom était vraiment un joli garçon. Très sexy et avec des muscles naissants.
Il venait de perdre deux fois de suite. C'était son tour. A lui de se déshabiller devant ses amis.

« Aller Tom! A ton tour! » lança Georg en rigolant alors que Gustav avait déjà mis la caméra vidéo en route.
« Vous allez baver mes amis » dit fièrement Tom.
« C'est ça, c'est ça » lui répondit Bill avec un sourire. « Au lieu de dire des âneries, tu veux quoi comme chanson? »
- Bonne question. » Il réfléchit un instant. « Est-ce que tu as «Do You Wanna Fuck» de Byz?
- Ouaip!
- Bon très bien. Alors c'est parti. »

Georg mit la chanson et Tom commença à se déhancher.

« Do you wanna fuck?
Yes I wanna do
I wanna put my dick in you
I wanna make you scream my name
It is a game, we both know »

Tom avait, en un regard brûlant, alors qu'il balançait son t-shirt de l'autre côté de la pièce sous les sifflements de ses amis. Il se lécha l'index avant de le passer sur un de ses tétons, avant de continuer jusqu'à son nombril. Il fit le tour de celui-ci, toujours en bougeant son bassin. Sa main droite descendit jusqu'à la pression de son baggy qu'il fit sauter d'un geste habile. Il baissa doucement sa braguette et son baggy tomba à terre, dévoilant un boxer blanc qui laissait voir que, pour son âge, Tom en avait déjà une assez grosse. Il se tourna dos à ses amis et entama une chorégraphie des plus sexy, à en faire bander plus d'un. D'ailleurs, elle ne laissa pas insensible Bill. Il avait chaud et son sexe commençait à devenir très dur dans son boxer. Tom le remarqua et décida d'en jouer. Il s'avança vers Bill, le leva, et se frotta contre lui, mettant sa main sur la nuque du brun. Il continua à se déhancher, puis il s'éloigna de son ami et fit semblant de retirer son caleçon.

« Do you wanna fuck? » Il le remonta d'un coup, et salua ses amis qui étaient, eux, en plein fou rire.

« Ouah. Ça, c'est du strip-tease! » lança Gustav.
« Ouais. N'est-ce pas Bill? » taquina Georg.
« Oh ta gueule » lui répondit celui-ci, le rouge aux joues.

Tom, était fier de sa danse.

**

Derrière l'écran, Tom était à la limite de l'orgasme. Il était nu, les jambes outrageusement écartées, sa main droite s'activant sur sa queue dure et chaude. Il était proche. Tellement proche. Il pensa à nouveau à son rêve, à son Tom qui le suçait fortement tout en commençant à le doigter, à sa langue sur son gland, et ce fut à ce moment là qu'il se libéra dans plusieurs jets de sperme.

**
Ce jour là, Tom s'ennuyait. On était mercredi après-midi et il venait de terminer ses devoirs il y avait seulement une dizaine de minutes. Mais l'ennui prenait déjà le dessus. Georg lui avait bien proposé d'aller au cinéma, mais il n'avait pas tellement envie de sortir, préférant rester à la maison, écoutant de la musique tout en faisant ses devoirs. Seulement, il ne savait pas qu'il les terminerait aussi vite et qu'il s'ennuierait tout aussi vite. Il se leva et se plaça devant son miroir pour inspecter son reflet.

Il regarda tout d'abord ses tresses, pour voir si elles étaient toujours aussi bien faites, s'il y n'y avait pas des petits cheveux qui partaient d'ici et de là. Non. Elles étaient toujours aussi bien faites et elles semblaient bien tenir, donc pas besoin de les refaire. Il regarda ensuite son visage, observant son front et son menton pour voir si un bouton d'acné n'avait pas poussé entre temps. Rien à signaler. Sa peau était lisse et douce. Comme toujours. Il enleva donc son t-shirt et contracta ses muscles. Ses abdos se formèrent; il passa sa main dessus, les caressant doucement de haut en bas. Là aussi. Rien n'avait changé.
Il leva donc son regard et au lieu de voir son propre reflet, il vit son lui d'avant, un grand sourire, entrain de remettre sa casquette correctement sur sa tête. Il secoua la tête, croyant devenir fou. Il regarda à sa gauche, puis à sa droite. Ne voyant rien, il regarda de nouveau son miroir. Son Tom d'avant venait de faire un clin d'½il, avant de s'éloigner. Intrigué, Tom toucha le miroir et se sentit soulevé du sol. Il tourbillonna sur lui-même. Son ventre le tiraillait. Il se sentait mal. Il ferma les yeux attendant que ça passe. Il tomba alors brusquement sur ses fesses. Les yeux exorbités, il observa la pièce dans laquelle il se trouvait. Il connaissait cette pièce. Il y avait vécu durant des années lorsqu'il était plus jeune. L'âge de son ancien Tom. C'était sa chambre. Enfin, son ancienne chambre de son ancienne maison. On aurait dit qu'il venait de faire un saut dans le temps. Il entendit du bruit se rapprochant de la chambre. Son sang ne fit qu'un tour et il chercha un moyen de se cacher. Il entendit également des gloussements. Sûrement ceux d'une fille. Il regarda de gauche à droite, trouvant son ancienne armoire. Il courut se cacher à l'intérieur et à peine avait-il fermé la porte de celle-ci que son ancien Tom déambula dans sa chambre avec une fille sous son bras. Il lui embrassait le cou avec une de ses mains sur ses fesses. Il ferma la porte de sa chambre à clef, et poussa gentiment la jeune fille sur son lit.
Tom, caché au fond de son ancienne armoire, se frappa le front. Quel idiot. Il allait assister à la partie de jambe en l'air de son double. C'était injuste. Et pourquoi ce n'était pas lui à la place de la jeune fille d'abord ? Tom souffla et continua d'observer la scène qui se déroulait devant ses yeux. Son jeune double avait déshabillé sa partenaire et il avait sa tête entre ses seins. Elle gémissait à n'en plus finir, elle était excité et ça se voyait à son visage rejeté en arrière et à sa respiration saccadée.
Tom était coincé dans cette armoire, prêt à suivre cet acte sexuel.

**

Une heure et demie après, Tom était au bord de la crise de nerf. Il avait assisté à toute cette partie de baise, et pour couronner le tout il avait surtout une trique pas possible. Et ça, dés qu'il avait vu la queue de Tom en érection. Il avait eu envie d'être à la place de la fille. C'est lui qui aurait du sucer Tom pas elle.
Tom avait sa queue compressée dans son baggy, mais s'il faisait le moindre mouvement, la porte de l'armoire s'ouvrirait et il serait alors découvert. Pas possible. Le Tom aux dreads, était étendu sur son lit, uniquement habillé d'un bas de jogging, une cigarette à la main, son meilleur moyen de détente après une partie de baise. Il s'amusa à faire des cercles avec la fumée de sa clope avant de l'écraser dans le cendrier posé sur sa table de nuit. Il se leva paresseusement et parti dans la salle de bain à côté de sa chambre. Sûrement pour prendre une douche.
Tom pu enfin sortir de cette maudite armoire. Il y avait de quoi devenir claustrophobe. Il respira un bon coup et se demanda ce qu'il allait faire. Être aussi près de son ancien lui avait renforcé l'envie de coucher avec lui. Et d'ailleurs, son érection ne pouvait dire le contraire. Bon. Et maintenant, qu'allait-il faire? Il décida de sortir de cette maison le plus vite possible. Évidemment, il connaissait la maison, l'ayant habité de nombreuses années. Il faillit se faire surprendre par Simone, sa mère, autant dans ce monde parallèle que dans le monde réelle. Il ouvrit vite la porte d'entrée et sorti dehors. Il courut jusqu'au parc qui se trouvait à cinq petites minutes de la maison et s'assit sur un banc afin de réfléchir à ce qu'il pourrait faire. Il mis sa tête dans les mains et souffla. A croire qu'il ne faisait que ça en ce moment. Mais que pouvait-il faire d'autre? Il y à quelques heures de cela, il était devant son miroir et maintenant, il était derrière. Il avait fait un saut dans le passé. Il se demanda si les autres pouvaient le voir ou si seulement lui pouvait les voir.

« Ça ne va pas jeune homme ? » demanda une vieille dame bienveillante.
« Oh. Si, si. Merci » lui sourit Tom avant de replonger la tête dans ses mains.

**

Déjà une demi heure qu'il était là, et il vit la voiture de sa mère partir. Le dreadeux était donc seul dans la maison. Il fallait qu'il tente sa chance, qu'il aille chez lui. Enfin, chez son jeune double. Bref. Il fallait qu'il y aille et qu'il rentre chez lui, donc, qu'il se mette devant le miroir, qu'il le touche et voilà, le tour serait joué. Problème. Comment rentrer sans que Tom ne le voit et aller dans son ancienne chambre, encore une fois, sans que Tom ne le voit ? Telleétait la question. Il réfléchit et eu une idée.

**

Sur le pas de la porte de son ancienne maison, Tom venait de frapper. Il attendait avec impatience qu'elle s'ouvre. Trente petites minutes plus tard, elle s'ouvrit et devant lui, se trouvait son ancien lui-même. Dieu qu'il était beau, se disait Tom dans sa tête. Il le regarda de haut en bas en se mordant les lèvres.

« Euh. Salut ? » engagea le plus jeune des deux. « On se connait ? »
« Oh... Euh... Je... Tu... Salut ! » s'embrouilla Tom. Il se mit une claque mentalement. Quel con. Il fallait qu'il soit plus détend sinon, ça se passerait mal. « J'ai... J'ai vu ton annonce au lycée à propos des cours de maths particulier » inventa-t-il de toute pièce.
« Ah oui ! Tu es au lycée? Je ne t'avais jamais vu. Entre, vas-y. »

Il était choqué. Mais bordel qu'il avait eu de la chance. Une chance pas possible ! Son histoire inventée à la dernière minute s'avérait être vrai.

« Tu veux quelque chose à boire ? » proposa son double.
« Oh... Euh... Non merci » Bordel, il fallait qu'il arrête de bégayer ! Il ne serait jamais crédible sinon.
« Oh... Ok. Bon, eh bien, on s'assoit. » dit Tom, désignant les deux fauteuils du salon.

Les deux Tom prirent place et un silence s'installa.

« Alors, euh... Tu es au lycée c'est ça. En quelle classe ? »

Là, là. Il était dans la merde. En quelle classe ? Seconde ou première. Sachant que Tom était plus jeune que lui et lui donc, plus vieux.

« En seconde. En section hôtellerie. » lança-t-il sans réfléchir.
« Oh. Tu fais plus vieux pourtant. Je suis en première S moi. C'est pour ça que j'ai posté cette annonce.
- Oui. Je sais. J'ai ... euh... Redoublé une fois ma cinquième et une fois ma troisième. C'est pour ça.
- Ok ! Tu apprends quoi en ce moment ? »

Ouais. Alors là, il ne savait vraiment pas quoi répondre. Qu'est-ce qu'on apprenait en seconde Hôtellerie en maths ? Bon alors... , se dit Tom, réfléchissons, réfléchissons bien.

« En ce moment, on apprend les équations au premier degrés » Voilà.
- Oh. Et tu as du mal?
- Ouais. J'ai jamais rien compris à ces trucs là tu vois. Puis, je suis pas du genre à aimer beaucoup les maths. C'est, embarrassant à dire, mais c'est ma mère qui m'a forcé à m'inscrire tu vois. Donc... Euh... Ouais... Voilà.
- Ok ! Bah écoute, tu veux commencer maintenant?
- Ouais. Ouais pourquoi pas?
- Bien. On va aller dans ma chambre. On sera plus à l'aise »

Oh oui, allons dans ta chambre, pensa Tom. Première étape réussite. Il était dans son ancienne chambre, avec son ancien lui-même. Il ne lui restait plus qu'à toucher le miroir et il rentrerait chez lui. Seulement, il aurait l'air un peu débile s'il touchait le miroir devant son double.

« Merde. J'ai oublié mes livres en bas. Installe toi, fait comme chez toi. J'arrive. » Et il partit en fermant la porte. Il avait maintenant moins d'une minute pour rentrer chez lui. Il se dirigea à grands pas vers le miroir et posa son index sur son reflet. Mais, contre toute attente, rien ne se passa.

« C'est quoi ce bordel ? » jura Tom.

Il appuya plus fort mais, encore une fois, rien ne se passa. Il entendit alors les pas de Tom et fit semblant de bien remettre son bandeau.

« C'est bon. Je les ai. On s'y met?
- Ok. Bah allons y » lança le Tom aux tresses.

**

Ils venaient juste de finir. Au bout de deux heures. Tom lui avait fait du rentre dedans. Il lui avait touché la cuisse, l'avait regardé chaudement en jouant avec son piercing, mais rien. Rien du tout. Son jeune double n'avait rien fait et c'était limite s'il n'avait même pas remarqué les avances de Tom. Celui-ci ne savait plus quoi faire. Il se décida donc d'y aller plus franchement.

« Tu sais quoi mec ? Si en fait, je suis ici, ce n'est pas pour les cours de maths, mais seulement pour toi.
- Hein? Quoi? » demanda le concerné.
« Ouais. Pour toi. Parce que, putain, qu'est-ce que tu me plais. Depuis le début de l'année je suis sur toi. J'ai envie de coucher avec toi pour être honnête. »

Tom, le dreadé, était choqué. Déjà qu'il n'avait jamais vu cet élève auparavant au lycée, celui-ci venait de lui dire qu'il voulait coucher avec lui sans aucune gêne. Mais qui était ce mec ?

« Écoute, Je... Je ne suis pas gay. Alors, euh... Ce qu'on va faire, c'est que tu vas sortir et partir. Je ne te ferais pas payer les co.. »

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase car Tom venait subitement d'écraser ses lèvres contre les siennes. L'ancien Tom essaya de le repousser, il était contre ce baiser, il ne voulait pas l'embrasser. Mais quand les lèvres de Tom se firent plus entreprenantes, et que la langue se fit plus coquine, il n'eut pas d'autre choix d'ouvrir la bouche pour laisser sa langue danser avec celle de Tom. Bordel que ce baiser était bon. Autant pour l'un que pour l'autre, même si l'autre n'était pas si pour que ça.

La main du plus vieux fit pression sur la nuque du plus jeune, histoire de rendre le baiser encore plus fort, plus fougueux. Le tressé sentit les mains du dreadé sur son torse et cela lui envoya des frissons, même si ces mains là étaient seulement en train de le repousser. Mais ça ne l'arrêta pas. Bien au contraire. Il descendit la main, qu'il avait préalablement posée sur la nuque de son jeune double, en bas de son dos, commençant à lui enlever son t-shirt.

« Non... Non. Attends » haleta le jeune Tom. « Je... Je ne veux pas. Je ne suis pas gay je t'ai dis. »
« Oui. Bien sûr. Et c'est quoi ça ? »

Il appuya sa main sur l'entre jambe du plus jeune, et il pouvait y sentir une bonne érection. Il la malaxa à travers le jogging, la sentant durcir encore plus.

« Arr... Aah... Arrête. Han mon dieu » Il ne savait plus où donner de la tête. D'un côté, il était contre le fait que Tom le touche, mais d'un autre, dieu que c'était bon.
Tom se pencha à son oreille et lui dit sensuellement.

« J'ai envie de toi Tom. J'ai envie de te prendre sauvagement dans ce lit »

C'était cash, mais cela avait eu son petit effet car le jeune blond avait poussé un petit couinement en rejetant la tête en arrière. Le tressé en profita donc pour lui enlever son T-shirt, admirant son torse qu'il connaissait par c½ur.

« Tu vois que tu en as autant envie que moi » lui dit doucement Tom sans arrêter le supplice qu'il infligeait à la queue du dreadé. Son propre sexe était lui-même à l'étroit dans son baggy. Il bandait bien trop fort. Combien de fois avait-il rêvé ou bien imaginé ce moment d'être seul en tête à tête avec son lui d'avant, prêt à coucher avec lui ?

Il décida d'accélérer le jeu en baissant d'un seul coup son jogging. Il était en boxer. En boxer rouge, et l'on voyait bien son érection, qui était tellement forte qu'un bout de gland dépassait de ce bout de tissus. Tom se délecta de cette vue avant de lui écarter les jambes et de mettre sa tête entre ses cuisses. Il lui embrassa d'abord l'intérieur avant de lécher la longueur de son sexe par dessus le boxer.

« Haaan, bon dieu ! » gémit le plus jeune.

Tom eut un sourire de satisfaction. Il continua son petit manège, sa main caressant cette queue de plus en plus dure, tandis qu'il lui embrassait le ventre, sa langue tournoyant autour de son nombril avant de le pénétrer et de faire quelques vas-et-viens. Puis, il descendit le dernier tissu qui empêchait de voir le jeune Tom nu. Le dernier rempart enlevé, Tom se redressa sur ses genoux et l'observa.

« Oh mon dieu. » Étaient les seuls mots qui sortirent de sa bouche. Depuis le temps qu'il attendait ça. Il enleva à la hâte son baggy et son t-shirt, avant de se repositionner entre les jambes du blond.

« Arrête. S'il te plait. Arr... Haaan putain! »

Tom venait de lécher son sexe sur toute sa longueur avant de le prendre en bouche et de commencer à le sucer puissamment. Sa main droite le branlait alors que la gauche malaxait ses testicules.

« Han oui. Oui, oui oui »

Il s'appliquait à le lécher, l'aspirer, le sucer le plus fort possible. Rien qu'à avoir sa queue entre ses lèvres il pourrait jouir d'un instant à l'autre. Mais non, il se retenait. Il ne voulait pas jouir maintenant. Pas comme ça. Il leva les yeux et planta son regard dans celui de son double. Il avait les yeux embués par le plaisir et les joues rougies. Il passa sa langue sur le gland mouillé avant de le suçoter, puis de reprendre entièrement le sexe en bouche, sa langue tournoyant autour.
Tom retira sa bouche en un « Pop » sonore et baissa à son tour son boxer, dévoilant une longue queue imberbe et bien droite.

« Non, attends. On ne devrait pas. Je ne veux pas. Je... »

Tom l'avait encore stoppé en l'embrassant. Il enfourna directement sa langue dans la bouche de Tom pour entamer une danse endiablée pendant qu'il frottait son sexe contre celui du plus jeune. Il arrêta le baiser, mordillant une dernière fois la lèvre inférieure du dreadé avant de le regarder droit dans les yeux et il lui présenta deux doigts.

« Suce. » dit-il durement.

Le plus jeune lui obéit et il suça les doigts comme s'il suçait une queue. Quand Tom décida qu'il était assez mouillé, il les descendit directement vers son petit trou qu'il palpa.

« C'est bon. Arrête maintenant. S'il te plait. Mon dieu! » Encore une fois, Tom ne l'avait pas écouté et avait pénétré le cul de son double avec son index. Il le laissa s'habituer à la sensation avant de commencer de petits vas-et-viens.

« Tu aimes, non ? »
« Non. Non je n'aime pas... Han, mon dieu ! »
« Donc, oui. Tu aimes » fini par dire Tom donnant un petit coup de langue sur le gland du blond avant de rajouter un doigt. Il le doigta de plus en plus vite, allant de plus en plus loin, avant de retirer ses doigts et de les remplacer par sa langue.

Il le lécha, se délectant de son goût, avant de se redresser sur ses genoux et de tirer les jambes de son double afin qu'elles soient de part et d'autre de son corps.

« Prêt ?
- Non. Non arrête.
- Tom.
- Oui ? Non !
- Non. Je m'appelle Tom.
- Ok alors, » haleta jeune Tom, « arrête.
- Tu bandes tu sais ? » dit-il en le branlant doucement.
« Huum. Oui. Je sais, oui. Han !
- Alors je vais y aller »

Il pris sa propre queue entre ses mains et la dirigea vers le petit trou tant désiré.

« Han. Han, ok. Vas... Vas y doucement ok ? »

Pour toute réponse, Tom lui sourit et fit pénétrer son gland lentement en lui, puis enfin, toute sa queue. Il vit le blond grimacer et il resta là, sans faire le moindre mouvement afin qu'il soit entièrement prêt à pour la suite.

« Hann » gémit-il doucement, et Tom compris que c'était bon. Il fit donc marche arrière avant de le pénétrer brusquement. Il entama une série de vas-et-viens plus puissants les uns que les autres.

« Oui, oui, oui, oui, » n'arrêtait pas de couiner le jeune blond sous les puissants coups de rein de Tom.
« Mets-toi à quatre pattes. Ça sera mieux, pour moi. Pour nous deux.
- Non. Non je préfère rester, haan, comme ça.
- Putain » lâcha Tom.

Il prit la queue de Tom entre ses mains et la branla presque aussi fort qu'il le pénétrait. Il était proche. Tellement proche. C'était peut-être venir trop vite mais tant pis. Sa queue lui faisait mal tellement il bandait. Il y était presque. Il allait venir. Il branla donc de plus en plus vite le sexe de Tom avant de sentir un liquide couler entre ses doigts. Le fait de voir le sperme de son lui d'avant entre ses doigts et de le voir la tête en arrière, la bouche entre-ouverte et poussant de petits couinements, il ne lui en fallut pas plus pour jouir à son tour. Il s'écroula sur Tom, en sueur, lui embrassant l'épaule avant de se retirer, tâchant le drap de son sperme.

« Oh bordel de merde » jura-t-il.

Le plus jeune ne dit rien mais se rendit dans sa salle de bain qu'il ferma à clé.
Tom respirait fort, laissant quelques minutes à son c½ur pour reprendre un rythme plus normal, puis il se leva, et s'habilla, un sourire au lèvre. Il venait de réaliser son fantasme, coucher avec son lui d'avant et il venait d'avoir, sans aucun doute, le meilleur orgasme de toute sa vie. Il devait à présent rentrer avant de ne devoir répondre aux questions de Tom. Il se dirigea donc vers le miroir, regarda une dernière fois la porte de la salle de bain avant de poser son index contre le miroir. L'effet se reproduit et il se sentit tourbillonner sur lui-même. Il ferma les yeux et l'instant d'après il était dans son lit, nu, sous ses draps qui eux, étaient mouillés. Il les souleva et vit sa queue encore dure et son sperme sur les draps entre ses cuisses et sur son torse.

« Ce n'était qu'un rêve? »

Ça, jamais il ne le saura.

#3. Cancer. (OS) 14/11/2010




Cancer.


« J'ai un cancer les gars. »

Cette phrase était tombée comme un coup de massue sur nous tous. Un silence pesant demeurait dans la pièce où une dizaine de personnes étaient assises sur une chaise, où d'autres étaient appuyées sur l'épaule de leur voisin. Le silence était parfois coupé par des reniflements, des gémissements de douleur, des pleures. Tous étaient sous le choc. « Ce n'est pas possible. Non, ça ne se peut pas » entendait-on dire. Quelle était cette vie ? A quoi servait-elle si elle nous faisait mourir au plus bel âge ? Puis, pourquoi lui d'abord. Pourquoi lui et pas un autre ? C'était mal à dire. Pourquoi à cet âge ? Pourquoi maintenant ? Et puis, comment? Comment cela était-il arrivé ? Tant de questions se bousculaient dans la tête des amis et de la famille présente pour ce jeune homme. Jeune oui, jeune homme avec un cancer.

On entendit un cri strident, puis une personne s'effondra au sol, en larmes. C'était son jumeau. Oui, la vie était vraiment mal faite. Ce jumeau criait à l'injustice. « Pourquoi toi ?» ne cessait-il de répéter, toujours en pleurant. Le silence se fit plus pesant quand le cancéreux s'agenouilla près de son petit frère pour le prendre dans ses bras et apaiser ses pleures, et calmer ses tremblements. Deux vies venaient d'être foutues en l'air en une simple phrase, à cause d'une seule maladie. Deux personnes allaient vivre avec une peur quasi constante de perdre l'autre pour l'un, et de mourir pour l'autre. En trois petites secondes, plusieurs vies avaient basculé.

Mais, il fallait être fort. Il ne fallait pas pleurer. Plus facile à dire qu'à faire me diriez vous. Il fallait continuer de sourire et de rire. De profiter de chaque instant de lui. De lui parler. De le voir rire, sourire, faire des grimaces, raconter des conneries, chanter, danser, roter, manger, sauter, hurler de joie, jouer, jouer de la guitare, boire, s'amuser. Il ne fallait pas qu'il meurt dans les pleures et les cris de ses proches. Devant leurs yeux vides. Il fallait lui aussi qu'il les voit rire, sourire, faire des grimaces, raconter des conneries, chanter, danser, roter, manger, sauter, hurler de joie, jouer, jouer de la musique, boire, s'amuser. Il fallait qu'ils profitent. Qu'ils profitent de lui, qu'il profite d'eux.

« Je suis tellement désolé » Avait-il dit entre deux sanglots.

Il était désolé. Désolé d'être malade. Désolé de faire du mal aux autres. A son frère, à sa famille, à ses amis. Il était désolé alors que ce n'était pas de sa faute. Ce n'était pas de sa faute si cette satané maladie s'attaquait à lui. Si elle lui pourrissait la vie.

Le voir pleurer faisait mal. Mal au c½ur, mal aux yeux, et l'entendre faisait mal aux oreilles. Ils étaient tous là, debout pour la plupart, à regarder deux âmes déchirées par cette nouvelle. Personne n'osait bouger, parler. Tout le monde se contentait de pleurer, de répéter sans cesse que la vie était mal faite.

« Aujourd'hui est mon dernier jour. Ça fait plusieurs mois maintenant que j'ai ce cancer. J'ai tout fait pour que vous ne voyiez rien. Je voulais profiter de la vie, de vous, encore quelque temps avant de m'éteindre, de partir. Je suis désolé, je ne voulais pas vous inquiéter. Il ne me reste maintenant que quelques heures. J'ai demandé aux médecins de me laisser à la maison. Ici. Avec vous. Je ne voulais pas mourir dans un hôpital. Je voulais mourir auprès de vous. A vos côtés. Je veux que vous souriiez, que vous rigoliez. Je veux profiter de ces derniers instants avec vous. Je veux aussi vous dire que je vous aime. Tous. Sans exception. Que vivre auprès de vous était fabuleux, magnifique. Que je pars avec tous les meilleurs souvenirs. Tous les meilleurs moments que l'on a passé ensemble. Je pars en entendant encore vos rires, vos conneries. Je pars en vous voyant m'aider, me consoler, me soutenir quand je n'avais pas le moral. Je pars en sachant que je peux compter sur chacun d'entre vous pour veiller les uns sur les autres. Je pars, mais je veux que vous sachiez que.. » Il était à bout de souffle. Il s'allongea sur le divan. « Je veux que vous sachiez que je suis l'homme le plus heureux du monde malgré tout ça, malgré cette merde. Je veux que vous sachiez aussi que quoi qu'il arrive, je veillerais toujours sur vous. De la haut. Je m'installerais confortablement et je vous regarderais de là où je serais. Je ferais tout mon possible pour que vous ayez une vie des plus heureuse.
Bill, mon petit frère, mon jumeau, mon double, mon âme s½ur. Je veux te voir vivre, même si je pars. Je veux que tu sois encore cet homme avec une joie de vivre incomparable. Je veux que tu continues de chanter, que tu vives ta passion à fond. Je veux que tu trouves un homme qui te comblera le plus possible. Mon c½ur s'éteint, mais il sera à jamais dans le tiens. Tu es mon petit bout de soleil, de vie. Je veux que tu sois heureux. Je ne veux pas que tu pleures. Je veux que tu rigoles de ton rire si doux. Je veux que tes yeux pétillent. Je veux voir dans tes yeux les étoiles que j'ai vu un nombre de fois incalculable. Je veux te dire que je t'aime bien plus que tout. Que je serais à jamais là pour toi. De la haut, je ferais tout pour que tu sois heureux.
Et toi Georg. Mon amour. Mon bébé. Tu es le seul homme que j'ai aimé après Bill. Celui qui me rendait heureux, qui m'aimait et que j'aimais en retour. L'homme sur lequel je pouvais aussi compter. Mon premier amour et aussi le dernier. Je veux que toi aussi tu refasses ta vie, chéri. Je veux que tu trouves un homme bon, un homme bien qui saura te satisfaire. Qui saura te rendre heureux et te donner le sourire. Je t'aime aussi bébé. »

Ce fût les derniers mots qui étaient sortit de sa bouche. Les derniers sons. Il y a trois heures, il me disait avec un sourire qu'il devait annoncer à tous une nouvelle. Je lui avait répondu que ça tombait bien, j'avais moi aussi une nouvelle à annoncer, mais que je gardait la surprise. Il m'avait simplement sourit.

Mon homme, mon premier amour vient de partir, en me laissant moi et ma nouvelle.. Me laissant moi et le bébé qui grandissait dans mon ventre depuis deux semaines.

Oui. Tom Kaulitz venait de mourir.

#4.Bungalow (Première Partie). 03/04/2011

Chapitre 1
Connaissance
.




Nous étions mis juillet. Les vacances avaient commencé il y a peu de temps et déjà les départs noircissaient les routes. Il était à peine 10 heures du matin, que deux jeunes allemands étaient sur la route depuis déjà plusieurs heures. Longues heures pour un certain tressé qui était agacé de tous ces bouchons. Il était aussi et surtout énervé d'être ici. A cette heure-ci il aurait dû être devant son bungalow à déguster un bon petit-déjeuner tout en profitant du soleil qui tapait, on peut le dire, assez fort cette année. C'est son meilleur ami d'enfance, Georg, qui avait insisté pour qu'il l'accompagne sur la côte d'Azur. Lui disant que ça le changerait de ses vieilles habitudes. Et justement, Tom n'aimait pas qu'on lui change ses habitudes, mais pour son meilleur ami, il avait fait un effort. Et quand Tom était de mauvaise humeur, il n'était pas vraiment un moulin à parole, alors que d'habitude, il pouvait parler des heures, sans s'arrêter. Ce qui exaspéra Georg, qui commençait à s'impatienter.

- Aller mec, c'est cool. On va juste, passer quelque temps au bord de l'eau. Ça te fait pas rêver? Lança Georg pour remotiver son ami.
- Au camping aussi on était au bord de l'eau. Rétorqua Tom.
- Ouais, super, l'eau d'une rivière. C'est sûr que c'est mieux qu'une eau bleue azure à la mer hein.
- Gnengnei. Broncha le tressé.
- Puis, qui sait, tu rencontreras peut-être l'amour.
- Geo', pour moi l'amour c'est comme une vache et une mouche, incompatible. C'est tout.
- Rooh, mais arrête un peu de râler. Sois heureux, tu vas passer un super moment avec le super mec de l'année.
- Ou le super looser de l'année, ça dépend comment on te voit. Sourit le jeune homme assis côté passager de la voiture.
- Ah, si tu retrouves ton sens de l'humour, c'est que tu es de meilleure humeur.
- Ce n'était pas de l'humour.
- Enfoiré.

Les rires couvrirent le fond de musique que passait la radio locale. La bonne humeur était revenue et le trajet s'annonçait bien moins long que le début.

- Et on va dormir où exactement?
- Dans le camping-car que ma grand-mère nous prête.
- Le camping-car de ta grand-mère? S'étrangla l'allemand. Non mais je ne veux pas retrouver de vieille culotte partout moi hein!

Le conducteur explosa de rire, regardant désespérément son meilleur ami.

- T'es nul.
- Je te permet pas d'abord!
- Ma grand-mère a acheté ce camping-car et le loue tous les ans. Mais elle n'y vit jamais, ne t'inquiète pas.
- Ouf! D'accord!

Georg sourit et se re-concentra sur la route. Cela faisait déjà quelque temps qu'ils étaient dans les bouchons, et enfin, ils en sortaient. Ils 
leur restaient une petite heure de route avant d'arriver à destination.

- On va faire quoi au juste là-bas?
- Je sais pas. Nager. Manger. Draguer. Baiser. Tout plein de trucs bien en fait.
- Ouais. C'est vrai. Ça à l'air d'être un bon programme.
- Je savais que ça allait te plaire.
- A qui ce programme ne plairait pas?
- A Tonio?
- Ouais non mais lui il sert à rien.
- Arrête. T'es méchant avec lui.
- Non mais sérieusement mec. Il sert à quoi? A part à nous suivre partout comme un chien?
- Bah, il nous aime bien c'est tout.
- Il nous aime bien ou il n'a pas d'ami et vu que nous sommes super gentil, on le laisse trainer avec nous?
- Tom!
- Bah quoi? Non mais c'est vrai d'abord. Tu l'as déjà vu avec quelqu'un d'autre que nous? Et quand on faisait sécher on nous disait qu'il restait tout seul dans son coin. A mon avis, il a pas d'ami. On est ses bouches trous. Et voilà. Maintenant, il s'appellera Huhu pâte à fixe. Ça fixe et ça re-fixe.

Georg éclata de rire.

- N'importe quoi mec.
- Non mais sérieusement, je ne veux plus de lui avec nous. Encore, il aurait été beau et baisable, j'aurais rien dit mais là..
- Tu me tues avec tes conneries.
- Bah non, t'es encore vivant.
- Pff. Aller, chut.

Les deux amis rigolèrent et peu de temps après, ils arrivèrent à leur lieu de vacances. Ils trouvèrent rapidement l'emplacement de la caravane de la grand-mère de Georg, et sortirent de la voiture une fois garé. Tom s'étira de tout son long, poussant un cri tel un rugissement de lion.

- Tu te crois tout seul ou quoi?
- Bah quoi? Ça fait du bien de s'étirer comme ça.
- Oui, d'accord. Mais pas besoin de faire autant de bruit.
- Rooh, Georg. Ta gueule. Et aide moi à sortir les sacs.
- Non mais comment tu me parles toi?
- Je te parle comme je veux. Alors maintenant, aide moi à sortir ces foutus sacs, sinon demain matin, on y est encore.
- T'avais qu'à pas prendre autant de valises hein.
- Quoi? Genre? C'est qui qui a deux gros sacs de sport hein?
- C'est qui qui a une grosse valise?
- Tu veux qu'on y mette sur la balance pour savoir laquelle est la plus grosse?
- Bah tu as perdu d'avance mec, la tienne est cent fois plus lourde que la mienne.
- Mais dans tes rêves mon gars.
- On parie?
- Okey. On mais quoi en jeu? Demanda Tom, soudain intéressé de la tournure dont la situation prenait tout en déposant la glacière auprès de la porte.
- Alors. Si tu perds, tu me fais un 10 min de break dance.
- T'es fous ou quoi?
- Non non. Et si je perds, je dois faire quoi?
- Hum.. Je ne sais pas vraiment. Han si! S'exclama Tom avec un sourire victorieux sur le visage.
- Oulà. J'aime pas trop beaucoup ça..
- Si tu perds mon gars, je te donne une pince à épiler et tu t'épiles les trous de nez avec.
- Hey! T'es un salop. J'ai pas été si dur.
- Tu te défiles?
- Jamais de la vie.
- Très bien. Alors mon gars, tape en cinq! Lança Tom, en tendant une main à son meilleur ami que celui-ci serra.
- Bon, allez, faut tout ranger maintenant. Se lamenta Georg.
- Hé ouais. Allez, courage.

Après une bonne heure à défaire leurs valises, ranger leurs vêtements dans leurs placards, ranger la nourriture dans le frigo et bien s'installer, les deux meilleurs amis décidèrent de se poser devant la caravane où ils avaient remis la table de jardin, afin de siroter un bon coca-cola et fêter la victoire de Tom.

- Aller mon gars. Tu as tout le matériel nécessaire pour accomplir ton gage. Un miroir. Une pince à épiler. Et ton nez.
- Mon dieu mec, t'es complètement fou.
- Je sais. Mais j'aime te voir souffrir.
- Connard.

Georg regarda Tom une dernière fois, pensant que celui-ci changerait d'avis. Voyant que ça ne serait pas le cas, il prit la pince à épiler, souffla un bon coup, et arracha le premier poil.

- AAAAAAAAAAAAAAH! Hurla-t-il.
- Ça fait mal? Demanda Tom avec un énorme sourire niais sur son visage.
- Putain ta gueule.
- Oh que de vulgarité. Allez, encore un dans l'autre narine et je qualifierais ton gage de réussit.
- Putain..
Il prit une grande respiration, souffla à fond, et arracha un deuxième poil.

- Putain. Putain. Putain.
- C'est bien mon ami. Je suis fier de toi.
- Je me demande comment les nanas font.
- Les nanas, en général, ne s'épile pas les poils du nez.
- Ouais.. Bah ceux qui le font.
- Je suppose qu'ils sont habitué.
- C'était la première et la dernière fois que je fais des paris débiles.
- Surtout quand tu sais que c'est toi le perdant.
- Enfin bref! Trinquons aux vacances mon vieux.
- Ouais. Trinquons.

Leurs verres s'entrechoquèrent et ils burent une longue gorgée de cette boisson qu'ils aimaient tant tous les deux.

- Bon, qu'est-ce qu'on fait? On reste là pour préparer la bouffe, manger et ensuite on visite le camp et ses activités? Ou bien on fait l'inverse?
- Non, première proposition. La route et tous ces efforts m'ont donné une faim pas possible.
- Genre, tous ces efforts.
- Bah ouais, ranger les valises et tout.
- Ouais, j'avoue. Mais toi au moins, tu n'as pas dû t'épiler les poils du nez.
- Roh, bah tu t'en remettras Robert.
- Robert il va t'en coller une si t'arrête pas de te foutre de sa gueule.

Tom explosa de rire et partit dans la cuisine pour préparer le déjeuner, suivi de près pas Georg.

- Bon, c'est bien le tout de vouloir bouffer, mais faudrait savoir quoi aussi.
- Ouais, j'avoue qu'on a pas grand chose. Au pire, on se prend pas la tête. Pâte/Steak c'est bon hein.
- Okey. Mais JE cuis les steaks. J'ai pas envie d'être empoisonné à peine les vacances commencées.
- Ouais ouais. C'est ça.
- Mais je t'aime tu sais. Sourit débilement Tom.
- Des fois j'en doute tu sais.
- Meuuuh non! Allez, cuisinons.

Et c'est dans la bonne humeur qu'ils firent à manger et mangèrent. 
**

Il était à présent quatre heures de l'après-midi, Tom et Georg étaient allongés sur de confortables bains de soleil. Leurs dos crémés, il pouvait se faire dorer la pilule tranquillement sans craindre de prendre un méchant coup de soleil. Malgré l'agitation qui régnait autour d'eux, les deux amis avaient fait une bonne petite sieste pour récupérer de leur long trajet en voiture.

Tom avait repéré pas mal de beau « spécimens » comme il les avaient appelés. Mais il y en avait surtout un seul qui lui plaisait vraiment. Le maître nageur. Tom avait complètement flashé sur lui. Un petit blond, une casquette rouge, les lunettes de soleil, le Marcel bien blanc et transparent et assez court pour laisser voir son short de bain. C'est sûr, qui ne craquait pas sur lui. Tom en tout cas, était complètement conquis.

- Putain, il est à tomber. Lança tout à coup Tom.
- Ah, qui est la nouvelle victime?
- Le maître nageur. Répondit Tom ne lâchant pas ce dernier du regard.
- Mouais, fini par dire Georg. Il y a mieux quoi.
- Mieux? Non mais tu déconnes vieux là? T'as vu ses bras? Ses Jambes? Son Torse. Achève moi toute suite.
- D'accord. Tu veux que je t'achève comment? Tronçonneuse, hache, machette?
- Va te faire foutre tu veux?

Georg rigola et lui fit une frappe amicale sur l'épaule.

- Lance toi vieux.
- T'es fous. Pas tout de suite. C'est trop tôt. Je préfère attendre un peu.
- Ou alors, fait tout pour attirer son attention.
- T'as un plan?
- Bah disons qu'il est maître nageur, joues en.
- C'est-à-dire?
- Simule des noyades. Demande lui de te passer de la crème. Même, fait semblant de ne pas savoir nager, et demande lui si c'est possible qu'il puisse t'apprendre durant les vacances.
- Tu sais que c'est pas bête? Pas bête du tout ça?
- Bah oui je sais, si c'est moi qui le dit.
- Les chevilles vont bien?
- Ouais ouais, ça va. C'est gentil de t'inquiéter pour moi
- Pfff.

Tom tourna son regard vers le maître nageur qui s'en aperçut. Il maintint le regard de Tom jusqu'à ce que celui-ci détourne les yeux en direction de la mer.

- Tu viens te baigner? Proposa-t-il à Georg.
- Ouais, pourquoi pas. Histoire de me rafraîchir.
- Cool! Le dernier à l'eau est un poulpe tout cru et qui pue.

Tom partit en courant vers la mer, zigzagant entre les petits qui construisaient des châteaux de sable ou des jeunes filles se prenant en photo. Il entra dans la mer jusqu'au torse puis plongea entièrement dedans. Se délectant de la tiédeur de l'eau.

- Connard! T'as triché!
- Non. Je suis juste parti avant toi. Se défendit Tom.
- Oui bah c'est bien ce que je dis. T'as triché. Renchéri le brun.
- Mauvais joueur.

Une bataille d'eau commença entre les deux. L'un noyant l'autre
. L'autre éclaboussant l'un.

**

-Han tu sais de quoi j'ai envie là toute suite? S'exclama Tom.
- De baiser. Répondit machinalement Georg.
- Non. Enfin si mais autre chose.
- Ah bah alors là, je vois pas du tout ce que ça peut être.
- D'une forêt noire.
- Ha ouais? Bah t'en auras pas.
- Et pourquoi ça? Je peux très bien la faire tout seul.
- Euh. Si tu veux un conseil de meilleur ami, alors je te conseille pas.
- Et toi si tu veux un conseil de meilleur ami, alors va mettre de la biafine sur le pif parce que là, tu as le nez d'un clown.
- Je me disais que ça me brûlait aussi. Répondit Georg en se levant et en se dirigeant vers la pharmacie de la salle de bain pour prendre la biafine.
- Elle ferme à quelle heure la supérette du coin?
- Dans un peu plus d'une heure. Pourquoi?
- Pour que j'aille acheter de quoi faire une forêt noire.
- Mais tu connais la recette au moins.

Tom eut un moment de solitude. Il avait oublié qu'avant de faire une forêt noire, il valait mieux avoir la recette. Il cherchait par tous les moyens de l'avoir. Il n'avait pas internet. Pas de livre de cuisine. Mais il avait un téléphone. Alors Tom eut l'idée d'appeler sa grand-mère..

**

Une demie heure plus tard, les deux amis étaient dans la supérette, la liste à la main, à la recherche des ingrédients qui leur seraient utiles pour leur gâteau. Tom, trop absorbé dans sa liste de course ne regardait pas devant lui et fonça droit dans un jeune homme.

- Oh merde. Désolé mec. Je.. Tom se tut lorsqu'il vit que ce jeune homme était le beau maitre nageur.
- Pas de problème. Lui répondit gentiment celui-ci avec un sourire. Je m'appelle Gustav. Lui dit-il en lui tendant une main.
- Oh. Je m'appelle Tom. Il lui serra la main avec un grand sourire. Désolé, j'étais complètement pris dans ma liste de course.
- Pas grave ne t'inquiète pas.
- Tom! J'ai trouvé le chocolat! Lança une voix lointaine avant qu'un grand brun n'arrive.
- Georg, voici Gustav. Gustav, voici Georg, mon meilleur ami et mon sauveur.

Ils se lancèrent un simple sourire.

- Ton sauveur? Demanda Gustav amusé.
- Oui. Je vais faire une forêt noire et j'arrivais pas à trouver ce foutu chocolat dans cette foutue épicerie.
- Maintenant tu l'as. Lui dit simplement Gustav.
- Oui.

Les deux se regardèrent longuement. Alors, il s'appelait Gustav. Tom était encore plus tombé sous son charme. Sa petite taille, ses yeux chocolats, ses cheveux blonds, ses petites lunettes noires qui lui donnaient un air sauvageon sexy rendait fou notre tressé. Il fallait vraiment qu'il le drague. Il le voulait dans son lit coûte que coûte. Et quand Tom veux, Tom a. C'était sa devise.

- Bon. Je vais y aller. J'ai encore deux trois choses à acheter.
- Okey. Bah à la prochaine si on se recroise d'ici là.
- Oui, à la prochaine. Termina Gustav avec un clin d'½il.

Tom regarda partir sa prochaine conquête avec un grand sourire. La façon dont Gustav, l'avait regardé confirmait ses pensées. Gustav était bel et bien gay. Et à vrai dire, cela arrangeait beaucoup Tom. C'était plus simple pour lui. Il n'avait qu'à user de son charme et il l'aurait dans la poche. Il fallait vraiment que maintenant, il se mette au travail.

**

- Georg, va te faire foutre! Vire tes doigts de là!
- Roh. Mais c'est bon. C'est qu'un petit peu. Répondit Georg avec un sourire.
- Il n'y a pas d'un petit peu qui tienne. Je veux réussir cette forêt noire alors laisse mon putain de chocolat tranquille. Fini Tom avec irritation.
- Ouais. Bon. Faut faire quoi maintenant que le chocolat est fondu?
- Pas le manger en tout cas. Attends, je regarde sur le papier.

Ils avaient enfilé tout deux un vieux tablier qui traînait dans le coin, et s'affaissait à faire la forêt noire pour leur dessert de ce soir. Mais avec Georg dans les pattes, c'était pas gagné. Il mangeait tout ce qu'il trouvait. Il agaçait Tom au plus au point.

Il prit le papier sur le bout de la table et lu à haute voix.

« Séparer les blancs des jaunes d'½ufs.
Fouetter les jaunes avec 200g de sucre, jusqu'à ce que le mélange blanchisse. Puis ajouter le chocolat et la farine. »

- Bon. Bah c'est pas bien compliqué. Sépare le blanc des jaunes tandis que moi, je pèse les 200g de sucre.

**

Après avoir débarrassé leur table et mit deux assiettes à dessert, Tom apporta fièrement le gâteau.

- Ça mon pote! C'est une des merveilles du monde!
- C'est juste un gâteau Tom. Un gâteau.
- T'y comprend rien. Goûte dont mon ami.

Il servit de grosses parts, puis s'assit avant de déguster leur gâteau. Une fois la première bouchée dans la bouche, on pouvait lire sur leur visage la même expression. Celle du dégout. Ils recrachèrent tout dans leurs assiettes.

- Baaah! Mais c'est quoi cette merde.
- Je comprends pas, on a pourtant suivi la recette à la lettre. 
Georg regarda Tom, puis posa les yeux sur la table afin de réfléchir à ce qui aurait pu foirer leur gâteau. En un coup d'½il. Il trouva.

- Dis-moi Tom. Tu as utilisé la boîte bleue ou rouge?
- La rouge.
- C'était du sel.

**

Après avoir bien ri pendant presque cinq minutes, ils décidèrent d'aller prendre leur dessert en ville. Une petite glace leur ferait pas de mal. Malgré l'heure, le camp était tout illuminé. Plusieurs bars s'activaient ainsi que plusieurs restaurants. Et quelques mètres plus loin, une sorte de bal était organisé.

- Hey! On va faire un tour? Demanda Tom.
- Bah ouais pourquoi pas. Puis qui sait, il y aura peut-être ton beau maitre nageur.
- Hum. Peut-être.
- T'aimerais bien. Avoue.
- C'est vrai. Mais, te plains pas si je le ramène ce soir. Taquina Tom.
- Ah non! Hors de question. Si tu veux faire tes petites affaires, tu ne le fais pas dans le bungalow.
- Ah ouais? Et je le fais où gros malin? - Tu te démerdes mec. Lança Georg en ouvrant la porte du bal et en se sentant de suite dans l'ambiance.

La musique cognait fort et un monde fou était agglutiné devant le bar. Tom cherchait des yeux Gustav, mais n'eut pas le temps de regarder beaucoup, puisqu'il fut tiré par Georg qui l'emmenait sur la piste de danse. Il passait de vieux tubes, de quoi se déchaîner bien comme il faut.
Les deux amis riaient aux éclats. S'éclatant comme des gamins de 12 ans.

Alors que Tom était à fond dans une démonstration de danse française, appeler Tectonik, il fut bousculé par quelqu'un. Il se retourna et sourit à pleines dents. Son petit blond était là. Il était au bal.

- Bon bah, je vais te laisser hein. Je vais au bar, draguer quelques minettes.

Il n'entendit pas vraiment ce que lui avait dit son meilleur ami, mais à vrai dire, il s'en fichait comme de l'an quarante. Il s'était approché du maitre nageur et avait commencé à danser avec lui. Bien qu'au début, ils furent timides, les deux commencèrent à se rapprocher l'un de l'autre, pour qu'au final, Gustav soit complètement collé au torse de Tom qui avait déposé ses mains sur les hanches de celui-ci. Une danse charnelle et sensuelle s'en suivi. Bougeant chacun leur bassin bien en rythme. Se collant un peu plus, si c'était possible.

Tom laissa ses mains vagabonder sous le Marcel de Gustav. Caressant la peau de son ventre bouillante. Il laissa aussi sa tête se nicher dans le cou de Gustav. S'il le voulait dans son lit, il devait jouer cartes sur table. Il 
commença alors à lui déposer quelques baisers entrecoupé de quelques coups de langues ici et là. Tom avait chaud. Il ne savait pas si c'était le fait qu'il y ait beaucoup de monde et qu'il soit tous serrés, ou le fait qu'il soit serré contre Gustav, qui lui, bougeait délicieusement son bassin contre celui de Tom.

Plus les minutes avancèrent, plus Tom sentait son érection augmenter. Il avait chaud, il était dur, et il avait une envie de baise pas possible. Il pressa alors son érection contre le cul de Gustav qui rejeta la tête en arrière avec un petit sourire en coin.

- J'ai très envie de toi, tu sais? Haleta Tom.
- Hum. Moi aussi. Répondit Gustav donnant un petit coup de bassin.
- Haan.
- Mais. Je dois partir. Désolé. A la prochaine peut-être.

Et là, sans que le tresser ne s'en rendre compte, le blond avait déjà disparu. Tom était, on peut le dire, sur le cul. Il n'avait, mais alors, rien compris à ce qu'il venait de se passer. Il y a même pas une minute, il avait les fesses de Gustav contre sa queue, et la minute d'après, il était plus là, le laissant comme le pire des cons, au milieu de la piste, le pantalon déformé par son érection. Il secoua la tête, et décida de chercher son meilleur ami, quelque part dans la foule.

**

Il était 15h de l'après-midi, Georg et Tom avaient décidés de passer la fin de la journée à la piscine. Enfin, c'est surtout Tom qui avait limite forcé Georg à l'accompagner. Il voulait avoir une discussion avec le petit maitre nageur. Il avait pas tout à fait digéré le fait de s'être fait planter au plein milieu d'une piste de danse avec une érection que tout le monde avait vu.

- Je veux qu'il m'explique pourquoi il a fait ça.- Si tu veux mon avis. Il joue avec tes nerfs. Je pense que c'est un petit jeu de séduction qu'il t'impose.
- Je m'en contre branle de son jeu de séduction. Je le veux dans mon lit moi.
- Et voilà! S'exclama Georg. Voilà pourquoi t'es énervé. Parce que, tu as pour habitude que personne ne se refuse à toi. Et Gustav est la première personne que je connais à avoir réussi. Et ça, ça te fous les nerfs.
- Pff. Souffla Tom. Mais il devait avouer, que son meilleur ami n'avait pas tort.

Ils avaient fini de se changer, et se dirigèrent vers les bassins. Tom remarqua de suite qui il cherchait. Perché en haut sur sa chaise, Gustav regardait avec sérieux les baigneurs. Au cas où l'un d'eux ait un soucis. Il tourna la tête et aperçut Tom un peu plus loin, avec son meilleur ami, qui le regardait. Il lui fit un petit signe de la main, par lequel Tom répondit avec un gentil doigt d'honneur. Il eut un sourire en coin.

- Cet enfoiré. Et il ose me dire coucou. Avait dit Tom, se retournant pour faire face à Georg.
- Je l'aime bien ce type. Lui répondit-il avait un sourire.
- Tu l'aimes bien? C'est un enfoiré c'est tout. Il m'a laissé en plan comme un con avec ma bite qui déformait mon pantalon.
- Ah. C'était donc ça le truc dur?

Tom sursauta et se retourna pour faire face au maitre nageur.

- Pourquoi tu es parti?- Je, je devais. Mais t'inquiète pas, commença-t-il en se rapprochant du brun jusqu'à ce que sa bouche soit près de son oreille. J'avais très envie de toi aussi. Et encore plus aujourd'hui quand je vois ce corps. Ce soir, bungalow 12, 23 h 30. Je t'attends. Et surtout. Soit à l'heure. Je n'aime pas attendre.

Il se mit sur la pointe des pieds pour atteindre son oreille et donna un coup de langue sur le lobe de Tom, puis partit, laissant encore une fois, le brun, sur le cul.



_________

C'est la première partie d'un TS que j'ai commencé pour un concours d'OS cet été. Je pense finir rapidement cet os. : )

#5.Bungalow (Deuxième Partie). 17/06/2011


Chapitre 2 :
 Belle nuit dans un bungalow.
 
 
Il était 22h, et les deux amis étaient en train de faire la vaisselle,  parlant de ce qui se passerait dans une heure et demie. Tom avait tellement hâte. Depuis la première fois qu'il avait vu Gustav il avait eu envie de lui. Et son envie s'était renforcée lors de leur danse.
 
« Je sens que je vais passer une superbe nuit mon petit Georg » Lança Tom, essuyant une assiette.
 
« Je sens aussi que tu vas passer une bonne nuit » Rigola le brun.
 « J'ai encore une heure pour me préparer. Prendre une douche et choisir mes vêtements. »
 
« Tu peux me dire à quoi ça sert de choisir méticuleusement tes vêtements alors que, même pas dix minutes après que vous vous soyez salués tes fringues se retrouveront éparpillées de part et d'autre de la chambre ? »
 
« C'est une excellente question à laquelle je n'ai aucune réponse. Bon, allez, je vais me préparer.» Et il partit sans attendre de réponse mais il l'entendit jurer car il ne l'avait pas aidé à finir la vaisselle.
 
[...]
 
Tom était devant son miroir, réajustant correctement ses vêtements. Il prit les clefs du bungalow, salua Georg et sortit. Il faisait bon dehors. Ni trop froid, ni trop chaud. Il regarda l'heure sur son portable, 23h20. Ça allait, il avait encore dix minutes, il n'arriverait pas en retard. Il alluma une clope, la nicotine le détendit. Parce que oui, Tom était un peu tendu.
 
 Même s'il avait fait le mec assuré devant son meilleur ami, il stressait. Et si ça se passait mal ? Et si ça ne se passait pas comme ça ça devrait se passer ? Tom secoua la tête. Il devait arrêter de se poser toutes ces questions, sinon il serait capable de faire demi-tour alors que non ! Ça faisait depuis qu'il était arrivé au camping et depuis qu'il avait vu le blond qu'il avait envie de lui. Alors il devait absolument qu'il se détendre. Il arriva au filtre de sa clope, tira une dernière fois dessus avant de la jeter à terre et de l'écraser avec la pointe de son pied. Il regarda les numéros devant les bungalows. Dix, onze, douze. Il s'avança jusqu'à la porte, souffla un grand coup et toqua à la porte. Il n'eut pas à attendre longtemps avant que son maitre-nageur lui ouvre la porte.
 
« Il est pile 23h30. Tu n'es pas en retard » Souligna le propriétaire du bungalow. « Mais entre, je t'en prie ! » L'incita Gustav, se décalant pour laisser passer son amant d'un soir.
 
Tom entra dans le bungalow et trouva vite le lit dans lequel cette nuit allait se dérouler. Un lit deux places, qui avait l'air assez confortable.
 
« Tu veux boire quelque chose ? » Proposa le blond, sortant le tressé de ses songes. Celui-ci se retourna vers Gustav, un petit sourire en coin, et s'approcha de lui.
 
« Et si on passait aux choses sérieuses plutôt ? »
 
 Il ne laissa pas le temps à Gustav de répondre qu'il le prit contre lui, et l'embrassa. Il alla taquiner les lèvres de Gustav avec sa langue, attendant une réponse, qu'il eut dans la seconde d'après. Le blond ouvra la bouche, laissant leur langue se mélanger. Se caresser. Tom haleta lorsque Gustav passa une de ses mains sur le torse musclé du brun, allant directement titiller les tétons, qui sous l'effet de plaisir et de caresses, durcirent sous le pouce de maitre-nageur.
 
Tom tira Gustav vers son lit, et le fit s'assoir sur ses genoux. Il passa ses mains sous le t-shirt de Gustav, caressant cette peau douce et chaude qui lui faisait tant envie, puis il tira le t-shirt vers le haut, pour lui enlever. Gustav leva les bras, pour permettre au T-shirt de passer au-dessus de sa tête. Le blond fit exactement la même chose et, à peine quelques secondes plus tard, le t-shirt de Tom avait rejoint celui de Gustav à terre dans le bungalow. Il faisait une chaleur étouffante et l'ambiance était de plus en plus chaude. Gustav ondulait son bassin contre le bas ventre de Tom, qui, on ne pouvait plus le cacher, était bien réveillé. Tom reprit les lèvres de son amant, l'embrassant avec autant de fougue qu'il pouvait. Il avait chaud, il était tellement dur contre son blond, qui n'arrangeait pas les choses à se frotter contre lui de cette manière.
 
 Il descendit ses mains vers le bassin de celui-ci, déboutonnant son bermuda, descendant la fermeture éclair. Gustav se releva, faisant glisser son bermuda à ses chevilles en même temps que son caleçon. Il était là, le sexe bien dur, devant Tom et le brun banda encore plus à cette vue. Gustav se mit à genoux devant Tom, lui écarta les jambes et vient se mettre entre. Il déboutonna le baggy de son tressé, puis lui enleva. Il jeta le pantalon derrière lui, et reporta son attention sur Tom. Il passa sa main sur la bosse qui déformait le boxer. A ce contact, Tom se cambra. Bon dieu, il avait tellement envie de plus. Gustav se pencha et lécha le sexe de Tom à travers son boxer, le gland dépassant légèrement. Le blond le branla encore un peu à travers son boxer avant de l'enlever, délivrant sa virilité bien dure et gonflée.
 
 Gustav ne perdit pas un instant, et se pencha sur celle-ci, embrassant le gland mouillé. Puis, il se mit à le suçoter, doucement, le léchant de temps à autre, sa main gauche branlant délicieusement Tom. Il joua encore un peu avec le gland, avant de lécher le sexe de Tom dans toute sa longueur. Puis, sans que Tom ne s'y attende, Gustav se mit à le sucer vivement. Sa main gauche jouait cette fois avec les testicules de Tom. Le brun soupirait de plaisir, son bassin bougeant tout seul sous le plaisir. Il mit une de ses mains sur la tête de son amant, lui donnant un rythme assez rapide à suivre.
 
« Hum. Han Gustav » Arriva-t-il à prononcer, la tête en arrière, les yeux fermés. Jamais il n'avait ressenti autant de plaisir avec une simple fellation. Le blond s'y prenait à merveille, il n'y avait aucun doute.
 
Gustav refit encore quelque va-et-vient puis se releva et embrassa directement Tom. Sa langue alla retrouver celle de son brun, jouant avec elle. Les mains de Tom se firent très baladeuses et avec un doigt, il pénétra sans prévenir l'intimité du blond qui poussa un râle de plaisir. Tom mordilla le cou du maitre-nageur, tout en le doigtant avec encore plus de profondeur. Gustav était en extase. Il bougeait au rythme des vas-et-viens du doigt de Tom. Celui-ci sentant Gustav assez détendu, fit pénétrer un second doigt.
 
« Haan ! » Cria Gustav sous l'effet de surprise et de plaisir.
 
« Tu aimes ? » Demanda Tom, accélérant ses mouvements.
 
« Oui, oui, oui han oui. » Gustav  ne savait plus où donner de la tête.
 
Tom fit un dernier mouvement avant de retirer ses doigts.
 
« Mets-toi à quatre pattes » Ordonna-t-il à Gustav en chuchotant. Gustav ne se fit pas prier et obéit à l'ordre de Tom. Celui-ci se pencha sur son baggy, et en sortit une capote de sa poche arrière qu'il ouvra et déroula sur son sexe tendu. Il se plaça derrière le blond, se pencha pour l'embrasser entre les omoplates, puis le pénétra tout en douceur. Une fois entièrement en lui, il attendit un petit moment, embrassant un peu partout le dos de Gustav.
 
Celui-ci fit un mouvement de bassin et Tom compris qu'il était prêt. Il commença alors à se retirer pour le re-pénétrer d'un coup sec. Gustav cria de plaisir. Tom venait tout juste de toucher sa prostate. Tom le savait et recommença une seconde fois. Ses coups se faisaient de plus en plus rapides. Sa ma droite alla branler le sexe de Gustav. Avec son pouce, il joua avec le gland mouillé de Gustav.
 
Le blond avait la tête plongée dans l'oreiller, le mordant tellement le plaisir était fort. Tom accéléra encore. Ses coups de reins étaient plus fort, plus bestiaux.
 
Il sentit alors sur sa main droite, un liquide chaud. Gustav venait de jouir et il en était pas loin non plus. De sa main gauche, il serra encore plus fort la hanche de Gustav, s'enfonça une dernière fois avant de jouir puissamment. Il resta encore un peu dans Gustav, avant de se retirer et de s'allonger aux côtés du blond.
 
Il enleva la capote, fit un n½ud, et la jeta dans la poubelle près du lit. Ils avaient tous deux la respiration saccadée, essayant de reprendre leur souffle.
 
«  C'était juste. Parfait ! » Réussit à prononcer Tom.
 
Gustav ne répondit rien, mais l'embrassa puis se leva et enfila son boxer.
 
« Un verre d'eau ? » Proposa-t-il.
 
Tom acquiesça et remis son boxer et son baggy, mais resta tors nu. La chaleur dans la pièce n'était pas vraiment redescendue. Il accepta le verre d'eau et le bu cul sec. Il avait la gorge sèche, et l'eau froide lui fit vraiment du bien. Il posa le verre vide sur le comptoir à côté de lui, et regarda Gustav, qui était dos à lui, devant l'évier. Il s'approcha de lui, passa ses mains sur le ventre du blond, et le serra contre lui. Gustav sourit, se retourna et l'embrassa. Juste un baiser simple, tout plein de douceur.
 
« Je vais y aller » Murmura Tom, les lèvres près de celle de Gustav. « On se voit demain ? » Demanda le brun, attendant une réponse positive.
 
« Non. » Dit seulement le blond.
 
Tom se recula un peu, et le regarda interloqué.
 
« Pourquoi ? »
 
« Je m'en vais demain matin à 8h00. »
 
« Oh. »
 
Tom ne savait pas trop quoi dire. Après, tout, il avait eu ce qu'il voulait. Il avait couché avec le maitre-nageur. Il n'attendait pas de lui une relation sérieuse.
 
« Bon, et ben. On se revoit peut-être l'année prochaine pour les vacances d'été. » Fini par dire Gustav, coupant le silence qui s'était installé.
 
« Oui. A l'année prochaine beau blond ». Tom prit son t-shirt, embrassa chastement Gustav, lui fit un clin d'½il et quitta le bungalow. Il regarda derrière lui, sourit puis marcha en direction de son bungalow. Si toutes ses vacances étaient comme ça, il passerait le plus bel et surtout le plus chaud été de sa vie.
 
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J'ai enfin fini cet OS. Un très très grand merci à Elvina pour sa super correction.